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Vidéo jockey

Le terme vidéo jockey désigne la ou les personne(s) qui sont à l'origine d'une animation visuelle projetée sans plus d'indication sur les techniques utilisées ou les choix graphiques effectués.

Le sigle VJ vient de la contraction des mots « Vidéo » et « Jockey » et s'inspire du terme DJ, propre à la musique. Le sigle tendant à devenir un mot en soi, il peut se décliner sous différentes formes telles qu'un verbe : VJer ou faire du VJing (créer l'animation visuelle). De même, les mots employés pour désigner les vidéo-jockeys sont légion : vidéo jockey, visual jockey, visu (contraction de « visuels »), veejay ou encore vijay.

Dans les pays anglophones, le terme a été popularisé par MTV qui utilisait le terme de VJ pour désigner la personne qui animait et présentait les diffusions de clips vidéo.

Créateur d'expérience visuelle, il travaille en étroite collaboration avec l'environnement sonore dont il est l'expression visuelle.

Bref historique

L'idée d'associer animation visuelle et environnement sonore n'est pas récente mais les possibilités techniques qui permettent de le réaliser - facilement et sans moyens extraordinaires - sont, elles relativement récentes. Il est donc logique que l'évolution du Vjing soit liée de près aux avancées technologiques et à leur démocratisation, même si toutes les techniques restent utilisées dans l'exercice de la discipline des plus obsolètes - projections de diapos - aux plus récentes - projection assistée par ordinateur.

Les précurseurs travaillaient avec des projecteurs de diapositives et super-8/16 mm, dont l'installation ressemble souvent plus à une véritable prestation, entre le nombre de projecteurs déployés, les racks de diapositives et les systèmes d'opturation plus ou moins automatiques et/ou artisanaux. Malgré son origine historique, c'est un type de Vjing qui a encore cours et permet des habillages qui n'ont pas cours avec les vidéo-projecteurs modernes.

L'avènement du magnétoscope permit enfin de déplacer et recréer de mini-studios de montage en temps réel : une table de montage - plus ou moins artisanale - quelques magnétoscopes, plusieurs kilomètres de bandes et le tour était joué, mais ce choix rencontrera assez vite ses propres limites quand aux difficultés de déplacement et surtout à la place nécessitée par l'installation de plusieurs racks de magnétoscopes.

C'est évidement le PC, l'accès pour tous à la technologie, qui permis vraiment de développer le vjing permettant de mettre en oeuvre des stations de montage/mixage virtuelles et surtout permettant de limiter en terme de place physique le stockage des banques vidéos.

Projection assistée par ordinateur

Les formats Partant du principe que fonction du format, la plupart des possibilités logiciel existe.

On peut les diviser en 2 grandes catégories :

l'imagerie traditionnelle numérisée qui comprend tous les types d'encodages autant pour les images que pour les vidéos l'imagerie générée par ordinateur qui comprend le très polémique format Flash, la 3-D mais aussi la génération de fractales Les VJs peuvent choisir de ne travailler qu'avec une seule sorte d'imagerie autant qu'en les mélangeant toutes.

Les logiciels Tout existe, du plus simple au plus technique.

les logiciels avec analyse de sons : Il s'agit pour la plupart de plugs ajoutés à des logiciels d'édition audio qui permettent de faire boucler aléatoirement des séquences pré-déterminées ou non avec détection automatique du bpm. les tables de mixage vidéo virtuelles : Il s'agit de logiciels recréant un studio de montage virtuel - plus ou moins technique fonction du logiciel - ainsi ces logiciels permettent de mixer entre plusieurs canaux vidéos. les synthétiseurs visuels virtuels : Il s'agit de logiciels aux fonctions avancées et techniques, permettant d'attribuer certaines fonction à certaines touches du clavier de l'ordinateur afin de créer une sorte de "clavier visuel" qui pourrait se résumer d'une façon simpliste par "j'appuie sur une touche, je déclenche une vidéo".

Les hardwares Là aussi, les avancées technologiques ont beaucoup fait et on peut désormais brancher à peu près tout sur un ordinateur et donc le piloter avec : du clavier midi au joystick en passant par les table de mixage ou de montage, les platines cd virtuelles.

Coût et contraintes de l'équipement Tout dépend des buts et des moyens dont on dispose. Le matériel vidéo est encore assez cher, voire très cher dès lors qu'on évolue dans le domaine professionnel.

En général, pour commencer il faut un ordinateur avec sortie vidéo (de préférence portable), un logiciel de VJing (il en existe autant pour Mac que pour PC) et une télé pour voir le résultat.

Les projecteurs vidéo sont de plus en plus abordables - de 1000 euros, mais souvent insuffisants pour de grandes salles de spectacles. La solution consiste souvent à en louer selon les circonstances. On considère que pour des spectacles de nuit les projecteurs doivent fournir entre 2000 à 4000 lumens selon la taille des écrans et la luminosité ambiante.

L'idéal est aussi de posséder un caméscope et un logiciel de montage pour créer ses propres boucles. Une étape supplémentaire consistera à acquérir une surface de contrôle (midi ou DMX) pour commander son logiciel en temps réel. Ensuite on en arrive au lecteur DVD très abordable maintenant ainsi que d'autres sources vidéo externes, au vidéo mixers, aux vidéo-effecteurs, à un deuxième ordinateur à plusieurs caméras de scène, écrans, etc.

En 2005, le budget de départ se situe entre 1000 et 2000 euros dans le neuf (la moitié pour de l'occasion).

Les grandes écoles

Outre le récurrent débat sur la présence de sens ou non dans les mixs visuels, il se distingue quelques "grandes écoles" ; chacunes ayant logiquement des logiciels et du hardware de prédilection pour ne pas dire ouvertement dédiés.

  • VJ-DJ : Il s'agit là de se rapprocher au plus de la démarche du DJ : le DJ mixe avec 2 pistes donc le VJ mixe avec au moins 2 sources (toutes possibilités de sources possibles allant de plusieurs VJs mixés entre eux pour le plus technique à plusieurs magnétoscopes pour le simple.)

  • VJ-artistes vidéastes : Il s'agit là de se rapprocher d'une création artistique bien plus que d'habillage visuelle, les séquences utilisées sont des originaux et la prestation repose plus sur la création effective des visuels que dans le mix visuel.

  • VJ-visuciens : Il s'agit là de se rapprocher de la démarche des live-act en musique, à savoir création assistée par ordinateur en temps réel, la prestation repose là beaucoup plus sur le concept de temps réel et donc d'adaptabilité du mix.

  • VJ-dévelopeur/concepteur : Il s'agit là d'élaborer soi-même son outil que cela soit la conception de hardware de mixage ou la conception de logiciels dédiés.

Quoiqu'il en soit, peu importe l'école, le travail du VJ est un travail qui s'effectue avant tout en amont tant dans la recherche que dans la création propre des visuels.

  • Political-VJ avec pour ambition est de transformer le club en média d'où doivent naître des réflexions sociétales et par extention un tissu social plus fort en utilisant des boucles à forte connotation politique au sein de leur mix vidéo.

Artiste et technicien

Le VJ doit être considéré non seulement comme un artiste mais aussi comme un technicien. Peu importe, les moyens et les techniques de projections qu'il aura choisi, il sera responsable du bon fonctionnement de son matériel et donc nécessairement apte à le réparer dans des délais plus que raccourcis. Il doit être capable de s'adapter à diverses contraintes techniques.

Il doit aussi être capable d'élaborer le matériel nécessaire au mix vidéo : création de boucles vidéo, acquisition vidéo, sampling vidéo, création d'animations, création d'images fixes, manipulation de caméra en temps réel.

On trouve des performances de vjing dans des endroits aussi variés que des concerts, des spectacles, des discothèques, des galeries d'art, des salons, de l'événementiel, des représentations théatrales, etc. et les prestations vont de la performance artistique éphémère et unique au clip publicitaire.